Abbé Suger

Abbé Suger

Issu d'une famille assez aisée, il a le privilège pendant son enfance de côtoyer Louis VI à l'abbaye de Saint-Denis où il est entré très jeune après avoir étudié au prieuré d'Estrées pour devenir moine[4]. Il en devient l'abbé de 1122 à 1151. Esprit pondéré, répugnant aux excès d'ascétisme, il s'oppose à Bernard de Clairvaux.

Ayant toute la confiance de Louis VI, il joue un rôle proche de celui, aujourd'hui, d'un premier ministre. Chargé de missions diplomatiques à l'étranger, conseiller, notamment pour les opérations militaires, c’est lui qui conduit Louis, fils du roi et futur roi lui-même, à sa future épouse, Aliénor d'Aquitaine, en 1137.

Il devient régent de la France de 1147 à 1149 lors du départ de Louis VII pour la deuxième croisade. À son retour, le roi le proclame « Père de la Patrie »[5]. Lorsque Louis VII évoque l'idée de faire annuler son mariage avec Aliénor, Suger comprend le danger et la portée d'un tel acte. Il tente d'en dissuader le roi. Ce n'est qu'après la mort de Suger que Louis VII met son idée à exécution.

Sa tombe fut profanée en 1793.

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